lundi 28 janvier 2013

Déblatérations alimentaires

Manger.
L’action de manger est répétée en moyenne 87 600 fois dans une vie (3 repas par jour pendant 80 ans). Si on compte trois heures par jour (ce qui est un minimum, considérant que plusieurs personnes restent deux ou trois heures autour de la table), l’être humain passerait le huitième de sa vie à manger. Si, à la journée de 24 heures, on soustrait les 8 heures de sommeil, nous passons le cinquième de notre vie active à manger.



Face à ce constat, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi l’industrie alimentaire joue les cartes de la rapidité et de la commodité. En réduisant le nombre d’heures nécessaires à produire ses repas, on accroît la productivité de ceux qui les ingèrent. Alors que le stress et l’hyper-productivité prennent du terrain, ce sont les travailleurs qui en paient les frais. Aujourd’hui, on ne recherche pas les épices fines ou les arômes du safran, de la cardamome ou encore la puissance des clous de girofle. Ce qu’on veut, c’est des grosses portions de « bouffe » qui ont pour seule propriété d’être pseudo-comestible. Moi-même, en tant que vegan et cuisinier, je ne suis pas complètement à l’abri de la culture de la facilité (ou plutôt de la lâcheté!) après une journée de cours ou de travail. 

Anecdote 1 : Saviez-vous d’où proviennent les repas congelés?
Dans les années 40 et 50, la compagnie américaine Swanson vendait des jeunes dindons pour l’action de grâce (Thanksgiving). Un jour, constatant les pertes engendrées par la portion dindons non-vendus, la compagnie décida d’utiliser les restes de dinde pour en faire des plats surgelés. Accompagnés de petits pois, de purée de pommes de terre et d'une portion de gâteau, les restes de dinde pouvaient être écoulés dans des repas « rapides et simples » applés « TV-Dinners ». Les plats venaient dans des assiettes en aluminium pouvant être chauffées au four. Avec l’arrivée du four à micro-ondes, on changea pour du plastique. Le concept du téléviseur était original : donnez ces plats à vos enfants et à votre mari qui vont regarder la télé tout en mangeant. Ce concept a fait une traînée de poudre et le premier « fast-food chez soi » vu le jour. Fini les longs soupers à discuter, fini la vaisselle à laver. La société des loisirs allait pouvoir voir le jour grâce à Swanson! Maintenant, Swanson est connu pour les « Hungry Man », cette aberration d’une livre et demie de viande pour les hommes affamés.

TV Dinner, les premiers plats congelés!
Slow Food
Heureusement, face à cette culture de la rapidité et de la médiocrité alimentaire, un mouvement à vu le jour : Le Slow Food. Le concept du slow food, fondé par Carlo Petrini en 1986, est représenté par les objectifs suivant:

     1. S'opposer aux effets dégradants de l'industrie agroalimentaire et de la culture de la restauration rapide qui standardisent les goûts ;
-    2.   Défendre la biodiversité alimentaire au travers des projets de l'Arche du goût et des Sentinelles
-    3.   Promouvoir les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale et de nourriture indigène ;
-    4.   Promouvoir une philosophie de plaisir ;
-    5.    Encourager le tourisme attentif et respectueux de l'environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire
-     6.   Réaliser des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants ;
-     7.   Travailler pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires et des mœurs ;
-     8.    Aider les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité.
     (Source: Wikipedia) 

      Anecdote 2 : Conscience de classe et redlining.

Un des malaises que je ressens devant la culture « vegan » ou même la culture « alternative » en générale, est qu’il s’agit d’une lutte corporatiste menée par la classe moyenne et par les intellectuels. Afin de pouvoir critiquer la consommation et exercer des choix, il faut avant tout être un consommateur. Hélas, tous les gens ne sont pas libres de choisir. Les communautés marginalisées, les ouvriers, les femmes monoparentales et une bonne partie de la population vivent avec le strict minimum, ou peu pour survivre. Les sucres et les gras sont ce qui offrent le plus grand apport calorique par rapport au volume et au prix. Il est facile de comprendre que des gens en situation de pauvreté préfèrent nourrir leurs enfants (et eux-mêmes) avec des pâtes, du riz instantané, des chips et des boissons gazeuses : la quantité pour le prix est phénoménale. Si on subventionnait les fruits et légumes ou on offrait des incitatifs à la bonne alimentation, évidemment que les gens en profiteraient pour bien manger... 
Les chaînes de supermarchés pratiquent ce qu’on appelle le redlining (métaphore qui consiste à « entourer en rouge » un quartier défavorisé/violent/ethnique/etc) pour différencier l’offre de produits selon la communauté. Ainsi, dans les quartiers défavorisés, on offre moins de fruits, de céréales entières, de légumineuses, de fromages fins (ça, on s’en fout…), mais on offre plus de plats industriels, de chips, de beignets, etc. Bref, vous voyez le pattern. Les pauvres se font bombarder de nourriture grasse, transformée et bourrée de sucre et de sel, tandis que les riches vont acheter leur pain à la boulangerie du coin, leurs légumes au marché et leurs charcuteries chez le boucher. Les riches ne sont pas en santé parce qu'ils sont plus responsables ou quoi-que-ce-soit. Ils sont plus en santé parce qu'ils ont les moyens de l'être.

Ce à quoi il faut s’attaquer, c’est au « pourquoi » des bas prix. Normalement, plus un produit est transformé, plus il devrait coûter cher (pour payer toutes les étapes de la chaîne de production). La réponse se trouve dans les économies d’échelles. L’industrie, accompagnée du bombardement publicitaire et de la culture de masse véhiculée dans l’industrie du divertissement compte sur le nombre d’acheteurs pour faire chuter ses prix. Si produire 1000 sacs de chips a un coût X, en produire 100 000 ne coûte pas 100X. C’est là le concept des économies d’échelles. C’est plus payant pour Lowblaws, Nestlé ou Kraft, de vendre un million de sacs de chips ou de bouteilles de jus à 1.99$ que d’en vendre dix mille à 3.99$.

Alors, comment faire baisser les prix des produits alternatifs (bio, équitable, local)?
En achetant bio/équitable/local. On pourrait hypothétiquement insérer l’équation des économies d’échelles, mais ces produits alternatifs perdraient ce qu’ils ont d’alternatifs et deviendraient des « labels », tout comme le biologique trouvé chez Wal-Mart. La richesse des petites compagnies et des petits marchés est justement le fait que ce sont des petites compagnies et des petits marchés, ancrées dans la communauté locale.

Ce qu’il faut, au contraire, c’est cesser l'externalisation des coûts sociaux, humains et environnementaux. Il faut que les prix de la malbouffe et des produits transformés augmentent, atteignant le coût réel qu’elles coûtent à la société. Donnons un salaire décent aux paysans qui font pousser les légumes, prenons en compte les coûts écologiques sur les sols et sur les écosystèmes, favorisons la biodiversité alimentaire et subventionnons les aliments sains et agro-écologiques. On paiera un peu plus cher (collectivement) pour nos aliments, mais les paysans et les écosystèmes vont arrêter de payer pour nous.

Si la question de l’alimentation vous intéresse, voilà quelques livres intéressants :
-          Raj Patel, Stuffed and Starved : The hidden battle for the world’s food system
-          Paul Roberts, The End of Food
-          Michael Pollan: In defense of food: an eater’s manifesto

       Bonne bouffe!


Je termine ces déblatérations avec cette chanson des Vulgaires Machins à propos de l’alimentation « industrielle ». Les paroles sont en bas!


Mes pâtes sont trop cuites
Mes œufs goûtent la truite
Il y a tellement de sel
Que mes reins abdiquent
Et d’un bout à l’autre
De la Belle Province
C’est le boulevard Taschereau
Qui nous sert d’exemple

Ça me dégoûte dans mon organisme
C’est juste une texture qui se mange
Tant qu’il y a des grosses portions on est content
Du sirop de poteau, amènes-en

La vie est trop courte
La vie est trop belle
Mais comment vous faites
Pour rater l’essence
Tu t’approches de moi
Et ça y est je tremble
C’était prévu, tu me donnes
Des déchets qui se mangent

Et qui goûtent pour le moins étranges
C’est juste une texture qui se mange
Est-ce que c’est notre table qui hallucine ou il y a d’autres clients
Qui ont un pouce d’eau dans leur spag…

…Hetti
Juste une texture qui se mange
Vomi
Juste une texture qui se mange
Je t’en prie
Un cuisinier ça se change
Tu me dis
« Oui mais au moins on mange

Salade de pamplemousse et d'avocat rafraîchissante!

Le mariage entre le pamplemousse et l'avocat n'est pas à défendre, la chair onctueuse et le goût de noix de l'avocat se mariant parfaitement aux agrumes. En plus d'être délicieux, les bénéfices sur la santé de la consommation de ces deux aliments sont très intéressants. Bourrés d'antioxydants, le pamplemousse et l'avocat par ses bons gras aident à diminuer le taux de cholestérol et aide à la perte de poids. L'avocat est également une bonne source de fibres et le pamplemousse est utile à la prévention ou au ralentissement du cancer. (source)


Il est possible de faire cette recette sur un lit de laitue ou sans.

 Ingrédients :
  • 2 pamplemousses (conserver le jus)
  • 2 avocats
  • huile d'olive ou de pépins de raisins
  • 2 c. à soupe de jus de lime ou de citron
  • 2 c. à thé de sirop d'érable ou 1 c. à thé de sucre (au goût)
  • 1/2 laitue (au choix : boston, romaine, roquette,...)
  • sel et poivre

 1- Peler à vif le pamplemousse pour obtenir des quartiers de pamplemousse. Autrement dit, il faut enlever toute la pelure, la chair blanche et les fibres sur le fruit pour ne conserver que la pulpe. Cette méthode est longue, mais elle donne un très beau résultat et elle enlève l'amertume de la chair blanche.Voici un site qui explique très bien la marche à suivre pour peler à vif un agrume.

2- Coupez l'avocat en petits cubes et mélangez gentiment aux quartiers de pamplemousse.

3- Mélangez les ingrédients pour la vinaigrette (avec le jus de pamplemousse) et ajoutez sur la salade. Si vous ajoutez de la laitue, vous pouvez mélanger une partie de la vinaigrette avec la laitue et disposer celle-ci dans le fond d'un plat. Ajoutez une partie du mélange d'avocat/pamplemousse et répartissez le reste de la vinaigrette. 

C'est très bon aussi avec quelques graines de sésame grillées!

Ne jetez pas vos écorces de pamplemousse, essayez plutôt cette petite recette sucrée d'écorce de pamplemousse confite

dimanche 27 janvier 2013

Soupe de chou rouge et herbes salées

Durant mon dernier voyage en Gaspésie, je suis tombée en amour avec ces herbes salées qui proviennent des Bio-Jardins Rocher Percé. Il s'agit d'une coopérative de solidarité qui s'est donnée comme mission de promouvoir l'agroécologie! Voilà deux de leurs produits, la première bouteille étant les fameuses herbes salées que l'on ne trouve pas seulement en Gaspésie, mais bien dans beaucoup d'épiceries naturelles du Québec (comme à l'épicerie Alfalfa du marché Jean-Talon). Ces herbes salées, combinées avec des légumes du Québec (chou, carotte, oignon), font au final une très bonne soupe fait de produits locaux!
Soupe de chou rouge et herbes salées

Vous aurez besoin de :
  • 4 tasses de chou, équivalent à un chou moyen, coupées en fines lanières
  • 1 oignon, coupé en fines lanières
  • 1 carotte, rappée grossièrement
  • 4 tasse de bouillon de légumes
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 2 feuilles de laurier
  • herbes salées au goût
  • poivre
  1. Couper votre oignon et faite le dorer dans l'huile d'olive au fond d'un assez grand chaudron.
  2. Ajouter le chou préalablement coupé ainsi que la carotte et faire cuire environ 5 minutes.
  3. Ajouter le bouillon de légumes, les feuilles de laurier, amenez à ébullition, et faire mijoter jusqu'à ce que les légumes soient cuit à votre goût. Il ne faut pas trop cuire les légumes, on aime çà croustillant encore! Dans mon cas, je fait mijoter le tout pas plus que 5 minutes, mais c'est au goût.
  4. On ajoute préférablement les herbes salées en fin de cuisson afin de maximiser leur saveur! J'ajoute une première cuillère assez généreuse et ensuite j'y vais graduellement en goutant.
  5. Avant de servir, on enlève les feuilles de laurier. À servir avec des pains à l'ail fraîchement sortis du four!
Apparemment, l'ajout d'une cuillère de bicarbonate de soude dans une soupe de chou rouge la rend bleue.. À essayer prochainement!

samedi 26 janvier 2013

Sauce primavera pour pâtes

Voilà ma recette de sauce traditionnelle pour pâtes! Fini les sauces en conserves industrielles pas bonnes!

Ingrédients (modifiez à votre gré!)
- 2 Carottes
- 2 Oignons
- 4 Branches de céleri
- 5-8 champignons blancs
- 1 paquet de sans-viande haché Yves Veggie Cuisine (facultatif)
- Une boite de tomates en conserve (ou des tomates fraîches pelées)
- Une grosse conserve de jus de tomates
- Une conserve de soupe aux tomates
- 1 Cuillère à soupe de sucre
- 4 Feuilles de Laurier
- 1/4 tasse de Ketchup
- 1/2 cuillère à thé de piments de Cayenne
- 1/2 cuillère à thé de poivre de cayenne en poudre.
- 2 gousses d'ail tranchées

- Origan, Thym, Marjolaine, Sel, Poivre, Basilic et Persil.

1. Couper très grossièrement les légumes.
2. Faire rôtir les oignons, céleris et "sans-viande haché", si vous en mettez.
3. Ajouter le reste des ingrédients.
4. Faire cuire au four à 350 durant 4 heures.

Donne environ 7 pots Mason à congeler!

lundi 21 janvier 2013

Séjour à Toronto!

Je reviens d'un séjour de 3 jours à Toronto pour fêter ma fin de baccalauréat! J'en ai donc profiter pour goûter à quelques trucs dans cette ville "vegan-friendly".

Pour les sucreries/pâtisseries, allez au Kensington Market (près du Chinatown, à côté de Spadina Avenue), il y a au moins cinq commerces vegans/raw, tout comme au St-Lawrence Market. Bref, les deux marchés sont à faire absolument (à part que le St-Lawrence Market renferme des odeurs atroces de carcasses d'animaux!).
Dark Side of the Mug avec boisson de soja

À la chocolaterie Soma Chocolate Factory, il est possible de déguster un chocolat chaud au chocolat noir "Dark side of the Mug" avec de la boisson de soja (ou du lait). C'est excellent et c'est en rien comparable aux chocolats chauds habituels...

Puis, je suis allé dans une chaîne "multinationale" vegan fondée par un Taiwanais: The Loving Hut.

Le menu est très varié, allant des repas traditionnels chinois (Ma Po Tofu, Chow mein, etc) en passant par les Shish-Kebab et les sandwich (Club sandwich, végé-burger, "save-the-world burger"), pour finir avec des gâteaux aux fromage vegan!


Le Menu, comprenant énormément de plats, montre tout de suite les lignes directrices: Organic Vegan. De plus, le restaurant est rempli de pamphlets de groupes de défense des animaux locaux et il  y a des collants de Peta (ouf...)
Rouleaux impériaux au tofu 

Le "What a Burger!", qui était très bon, mais la galette était un peu trop molle. Accompagné de frites maison!

Sauté de légumes et de tofu frit (excellent!) dans une sauce aux haricots noirs, accompagné de riz. C'était très bon, je vous le conseille!

Voilà, c'était ma chronique culinaire Toronto-style. Avec un plus gros budget et plus de temps, je serais allé visiter les restaurants vegans "locaux" plutôt que d'aller dans une grande chaîne, mais c'est une belle découverte! Voici le site internet de Loving Hut Canada =  http://www.lovinghut.ca/



Super aliments aux vertus alimentaires et médicinales

    Voici des articles que je partage avec vous traitant des super aliments, ces aliments à la richesse nutritive exceptionnelle (nutriments essentiels à teneur élevés : vitamines, minéraux, acides aminés,antioxydants, protéines, acides gras, et autres) et aux propriétés spécifiques qui peuvent aider à prévenir et combattre certaines maladies. Un superaliment est également facile à digérer et il ne surcharge pas l'organisme. Bref, dans l'optique d'atteindre un équilibre alimentaire sain, on gagne à les intégrer à notre menu quotidien. Il n'y a pas de magie ici, le tout est d'être diversifié, d'en consommer avec modération et de choisir des produits frais et biologiques. 

     Le superaliment n'a pas subi de transformation (cuisson, congélation et autres) et doit se consommer cru. Ainsi, celui-ci garde au maximum ses vitamines et ses minéraux. À noter qu'un aliment déshydraté ou sec conserve en bonne partie ses nutriments, un sympathique compromis pour le portefeuille.

  

samedi 19 janvier 2013

Tarte vegan à la citrouille

Je ne fais pas souvent de tartes, car je suis à chaque fois traumatisée par la quantité de graisse/shortening/margarine que l'on doit mettre dans la pâte à tarte. J'ai fait un peu de recherche et, heureusement, je suis tombée sur un blog qui propose une pâte à tarte à base d'huile de tournesol ou de canola. (Ces deux huiles se trouvent facilement en version biologique et de provenance québecoise, comme l'huile de tournesol de la ferme Champy.) C'est d'ailleurs cette recette de pâte à tarte que l'on a utilisée pour confectionner notre tarte aux lentilles.

Tarte vegan à la citrouille

FOND DE TARTE

Le fond de tarte provient d’un blog vegan : La vegan du quartier ouvrier. Aller voir la recette sur son site. Elle est très simple et ne nécessite pas de shortening ou de margarine. Vous aurez besoin de :
  • 1 tasse de farine
  • ¼ c. à thé de sel
  • ¼ tasse d'huile de tournesol
  • 1/3 tasse d'eau, froide
MIXTURE À LA CITROUILLE

Pour la mixture à la citrouille, je me suis basé sur une recette de ce site. Voila la recette :
  •  450 g de purée de citrouille (citrouille fraîche cuite à la vapeur ou purée de citrouille en canne)
  • 1 tasse de lait de soja (vanille ou normal)
  • 3/4 tasse de sucre (moitié moitié sirop d'érable et cassonade)
  • 1/4 tasse de fécule de maïs
  •  1/4 c. à thé de sel
  •  1 c. à thé de vanille
  •  épice de son choix : cannelle, clou de girofle, gingembre, etc
On met tout dans le blender (ou on brasse à la main). On ajoute la mixture dans notre fond de tarte et hop dans le four 45-50 min à 450F.  

 CROUSTILLANT AUX NOIX
  •  1 tasse de noix (pacanes/grenoble), hachés
  •  1 c. à soupe de sirop d'érable
À la mi-cuisson, j'ai ajouté ce mélange de noix hachés et sucrés sur le dessus

Suivez l'assiette-végane sur facebook.

mardi 15 janvier 2013

Tofu aigre-doux au gingembre et à la lime

Votre tofu ou votre seitan ne seront jamais plus fade grâce à cette marinade! Vous ne pourrez retenir un WOAWW à la première bouchée!
  • 1 paquet de tofu (coupés en petit cube) / ou environ la même quantité de seitan
  • 1-2 échalotes (en petites rondelles pour la déco)
Marinade
  • 6 c. à soupe de sauce soya
  • 1/4 tasse de jus de lime
  • 2 c. à soupe d'huile de votre choix
  • 2 gousses d'ail, hachées
  • 1 piment jalapeno, haché (facultatif)
  • 2 cm de gingembre, haché
  • 2 c. à soupe de cassonade
  • 1 c. à thé de coriandre moulue
  • 2 c. à soupe de zeste de lime (facultatif)
  • 1 c. à soupe de fécule de maïs
  • 15 ml d'eau
  • sel/poivre
    1. Mélanger tout les ingrédients de la marinade et combiner avec les cubes de tofu dans un plat style tupperware qui vous permettra de le brasser facilement.
    2. Faire mariner le plus longtemps possible (au moins 2 heures) afin que le tofu prenne bien le goût.
    3. Ne jeter pas la marinade. Cuire le tofu dans une poêle (ou bien le four ou BBQ) en fin de cuisson, ajouter la marinade pour la faire épaissir en sauce.
    4. Garnir d'échalotes Servir sur du riz ou couscous.

      Recette modifiée de : Allrecipes.qc.ca

    samedi 12 janvier 2013

    Salade de riz aneth et concombre avec vinaigrette gingembre et lime

    Une bonne salade croquante de vitalité qui met un peu d'été dans nos coeurs! Je me sens philosophie pop à outrance, désolé :)

    Je vous conseille vivement d'essayer cette recette de vinaigrette! Je n'ai JAMAIS mangé une vinaigrette aussi délicieuse, avec un petit goût sucré!! À mettre dans toutes sortes de salade : salade d'orzo, salade de petites coquilles, salade de riz sauvage, etc. Ajouter.. des piments de couleurs variées.. des fruits, les possibilités sont !

    Salade aneth et concombre
    3 petits concombres, coupés en rondelle
    1/2 bouquet d'aneth, finement haché
    5 t. de riz brun, déjà cuit et refroidit

    Vinaigrette à la lime et au gingembre
    3 c. à soupe de jus de lime
    2 c. à soupe huile sésame
    3 c. à soupe huile d'olive
    1 gousse d'ail pressé
    1 c. à soupe de gingembre, haché finement
    1/4 tasse de sirop d'érable

    Il faut tout simplement combiner les ingrédients de la salade ensemble et dans un bol les ingrédients de la vinaigrette. Ensuite, on met la vinaigrette sur la salade et le tour est joué! Si la salade est tiède ou chaude, mettre au réfrigérateur.

    TRUC
    Il est mieux de faire macérer un peu la vinaigrette afin de maximiser le goût de l'ail et du gingembre, avant de l'ajouter à la salade.

    Ajouter la vinaigrette au moment où vous voulez la servir, car le lendemain, la salade va goûter moins la vinaigrette (le riz va toute l'avoir absorbée).

    mercredi 9 janvier 2013

    Mangez mieux et plus simplement!

         Je suis tombée cet après-midi sur un article très intéressant de la chroniqueuse Marie-Claude Lortie, chroniqueuse et critique gastronomique de La Presse. Celui-ci porte sur le point de vue de Trish Deseine, une auteure de livre de cuisine, sur la culture foodies avec ses chefs renomméEs qui réalisent des recettes gastronomiques pour une émission de cuisine ou une publication culinaire. 

         La gastronomie est partout! Avec tout ce bombardement continuel de recettes dans les médias, on ne peut pas dire qu'on manque d'inspiration, mais est-ce que les gens mangent mieux? Ont-ils appris à se faire à manger? Les plats proposés par les cuistots célèbres de notre émission de cuisine préférée sont si alléchants, tellement qu'on aimerait être l'invité du chef et goûter au plat final pendant le générique. On se permettrait même d'ajouter un fameux petit hmmmmmm, la fourchette encore à la bouche. 

         Le retour sur terre est pourtant bien morose : niveau de difficulté de la recette trop élevée, des ingrédients qui semblent introuvables ou qu'on ne veut pas acheter pour un usage unique, des ustensiles ou des plats qui n'ont pas encore élu domicile dans notre tiroir... cela à vite faire de mettre un frein à notre lancée culinaire. Bref, des recettes inaccessibles quand on réalise que dans la vraie vie, une bonne partie de la population s'alimente très mal et carbure aux petits plats congelés et aux cannes de boulettes. Situation précaire, manque d'information sur les nutriments et sur la cuisine en général... 
               
         Pas besoin de toute cette gastronomie!! Il est possible d'adopter une alimentation saine en cuisinant de bons petits plats simples avec des aliments frais que l'on pourra partager avec notre famille. N'oubliez surtout pas d'oser une recette ou de découvrir de nouveaux ingrédients, vous pourriez être agréablement surpris, et quand on apprivoise des recettes plus ardues, on s'améliore tout en diversifiant notre alimentation. Et contrairement à ce que pense la chroniqueuse, le veganisme et le biologique devrait prendre une part importante dans vos nouvelles résolutions en vue d'une saine alimentation.


    Voici l'article en question : 
    «La culture des chefs-vedettes n'aide pas les gens à cuisiner au quotidien. Ça n'a rien à voir avec la réalité à la maison... C'est un discours pour les classes moyennes. Ce n'est pas utile pour les autres.»
    Celle qui parle ne s'appelle pas Françoise David ou Naomi Klein, militantes de grande gauche bien connues. Ce n'est pas non plus une anti-bobo, anti-gourmets, anti-livres de recettes.
    C'est plutôt une auteure de livres de cuisine.

    Elle s'appelle Trish Deseine. Irlandaise d'origine, elle habite Paris depuis 25 ans, où elle publie ses magnifiques ouvrages. Souvent, cependant, elle retourne en Irlande ou va faire un tour en Grande-Bretagne, où elle constate que la révolution culinaire des 15, 20 dernières années n'a pas changé grand-chose aux lacunes de base des gens quand vient le temps de se faire à manger.

    Cela ne leur a pas appris à se préparer des légumes, à apprécier plus les fruits, à consommer moins de fritures et de produits préparés remplis d'additifs chimiques et de sel. Ni à manger plus souvent en famille des plats cuisinés à la maison, clé d'une meilleure alimentation, les études montrant les unes après les autres que ces repas permettent d'augmenter la consommation de fibres, de grains entiers, de légumes, de vitamines et de minéraux cruciaux comme le fer et le calcium.

    «Les personnes qui n'ont pas beaucoup d'argent achètent encore tout blanc, du surgelé tout préparé, etc. Passer de ça à savoir bien cuisiner les légumes, c'est un pas énorme.»
    Et selon elle, toute la culture foodie qui prend tant de place dans les médias de masse actuellement, avec tous ces nouveaux livres de cuisine publiés chaque mois, toutes ces émissions de chefs, n'atteint pas ces gens qui ont le plus besoin de se faire montrer comment faire à manger.

    En France, explique Mme Deseine, 15% du budget des ménages va à la nourriture. En Irlande, c'est moins de la moitié: 7%. On achète du tout fait hyper bon marché - on pense à l'équivalent de nos nouilles instantanées et aux autres macaronis au fromage en boîte -, on passe à côté du frais.

    À cette population qui est la première ciblée par les politiques publiques d'alimentation «saine» et par les programmes de lutte contre l'obésité, «on vend des solutions irréalistes».
    «Les gens qui ont vraiment besoin d'aide ont besoin d'accès au déclic», dit-elle, le déclic qui se passe quand on comprend comment faire soi-même un plat de pâtes, une omelette...

    «Toute l'attention va aux vedettes, aux rock stars de la cuisine, mais les vrais héros sont sur le terrain.» Ils montrent aux gens comment cuisiner une salade, une soupe, un poulet rôti à la fois. Ça n'a rien de spectaculaire. Ni même de gastronomique. C'est juste simple et bon.
    Mme Deseine n'est pas contre la culture foodie qui s'est tant développée. Elle n'est pas contre les marchés fermiers, par exemple, surtout ceux qui servent vraiment de comptoir pour les petits producteurs régionaux, pas juste les bios.

    Mais il faut, croit-elle, que la culture de la cuisine soit ramenée à des choses très simples. Pas au glamour de préparer la recette de tel ou tel chef-vedette. Même le Britannique Jamie Oliver, qui est pourtant un grand démocrate des fourneaux, qui veut réellement, sincèrement, encourager les gens à cuisiner chez eux, n'est pas assez basique, pense-t-elle.

    «Il y a des notions mises en place, par exemple, qui ne sont pas réalistes», précise Mme Deseine. Et cela met une pression sur les lecteurs, qui se découragent. «Ils sont perdus.»

    Au Canada aussi, il faut se poser ces questions. Ainsi, 22% des parents rapportent que leurs enfants mangent dans une chaîne de restauration rapide au moins une fois par semaine. À la maison, les enfants mangent souvent seuls. Souvent devant la télévision. D'une année à l'autre, on consacre généralement, dans les familles, 12% ou 13% du budget à l'alimentation. C'est plus qu'en Irlande, mais moins qu'en France. Le temps que l'on passe à faire nos repas? Il était de 45 minutes, en moyenne, au début des années 90, nous apprend Statistique Canada. Maintenant, on parle d'une quinzaine de minutes. Ce n'est même plus une demi-heure. De plus, la part des aliments transformés dans ces repas est en constante croissance tandis que la part du «fait maison», elle, diminue. En 1992, la moitié des familles canadiennes mangeait tous les jours des repas faits maison. Déjà, 10 ans plus tard, on parlait du quart. Imaginez maintenant... Et c'est sans oublier que si, en 1970, 2% des calories consommées par les enfants provenaient de ce que Statistique Canada appelle «des repas minute», cette proportion était déjà de 38% au début des années 2000. Une augmentation qui ne peut que nous faire réfléchir à celle du taux d'obésité infantile.

    Recherche après recherche, on constate que cuisiner des choses simples à la maison, à partir d'ingrédients de base, pour ensuite manger tout cela en famille est la façon la plus saine de s'alimenter. On oublie la lutte contre les calories, on oublie le bio, le sans gluten, le végétarisme (Sic) et tous les sermons que les nutritionnistes ou les responsables des politiques en santé publique ont pu nous servir depuis 40 ans pour nous mélanger et nous donner l'impression qu'on ne fait jamais la bonne chose. Et peut-être, comme le suggère Mme Deseine, doit-on aussi arrêter de vouloir performer comme les vedettes de la mandoline ou du cul de poule.
    Ce qui compte est beaucoup plus simple. C'est de savoir un peu cuisiner. Et de prendre le temps de le faire. Sans se prendre la tête.

    Source : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marie-claude-lortie/201301/09/01-4609545-cuisiner-sur-terre.php

    dfs

    cdzcz